Culture de la Crimée

La culture de la Crimée s'est formée par superposition, sur une péninsule que Grecs, Byzantins, Génois, Ottomans, Russes et Soviétiques ont tour à tour marquée. Les Tatars de Crimée y ont laissé une langue turque, un ornement inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO, une cuisine et une musique de danse reconnaissables entre toutes. L'héritage impérial russe se lit dans les palais de la côte sud, dans les domaines viticoles et dans les maisons d'écrivains devenues musées. Le russe domine aujourd'hui la vie quotidienne, tandis que l'ukrainien et le tatar de Crimée occupent une place beaucoup plus étroite. Les fêtes religieuses orthodoxes et musulmanes se croisent dans un calendrier civil aligné depuis 2014 sur celui de la Fédération de Russie. La mémoire de la déportation de 1944 traverse toute la vie culturelle tatare et se commémore chaque 18 mai. Les ruptures politiques successives, dont l'annexion de 2014, ont modifié les institutions, les publics et les circulations artistiques sans effacer cette profondeur historique. Ces pages en présentent les principaux aspects, de l'histoire longue aux usages d'aujourd'hui.