Le commerce de la péninsule s'est entièrement réorienté vers la Russie après 2014 et fonctionne sans les enseignes internationales présentes ailleurs en Europe. Les marchés et les petits commerces y conservent une place importante.
Chaque ville dispose d'un marché couvert ou de plein air où se vendent fruits, légumes, poissons, fromages et produits de la ferme. Le marché central de Simferopol et ceux de Yalta et de Sébastopol restent les plus fournis. Les commerces de quartier et les étals saisonniers du littoral complètent ce réseau pendant l'été.
La distribution alimentaire est dominée par des chaînes nées dans la péninsule, dont la principale porte le nom de Poud, ainsi que par des supérettes régionales. Les grands groupes russes de la distribution restent peu visibles sous leur propre marque, par prudence à l'égard des sanctions, et opèrent parfois par l'intermédiaire de sociétés distinctes.
Les enseignes occidentales de restauration rapide, d'habillement, d'ameublement et d'électronique n'ont jamais ouvert en Crimée ou en sont parties dès 2014. Leur place a été prise par des copies locales et par des importations parallèles, avec des gammes plus étroites et des prix supérieurs.
La péninsule produit du miel, des fruits secs, des tisanes de montagne, des huiles essentielles de lavande et de rose issues des cultures de la région de Nikita, ainsi que du sel récolté sur les lacs du Sivach. Ces produits se trouvent sur les marchés et dans les boutiques des stations balnéaires.
Les caves de Massandra, de Novy Svet et d'Inkerman vendent leurs vins dans leurs propres boutiques, avec des vins doux et des mousseux qui constituent le souvenir le plus courant. L'artisanat tatar de Crimée propose des céramiques, des broderies, du cuivre repoussé et des coutelleries, notamment autour de Bakhtchissaraï. L'exportation de ces produits vers l'Union européenne est interdite par les sanctions.
Les prix alimentaires dépassent la moyenne des régions russes, le transport par le pont du détroit de Kertch renchérissant les marchandises. L'écart se creuse en été, lorsque la demande touristique fait monter les tarifs de l'hébergement et de la restauration. Les produits agricoles locaux constituent l'exception, avec des prix modérés en pleine saison.