La Crimée relève depuis 2014 de l'organisation sanitaire russe et se trouve, depuis 2022, dans une zone de guerre. Ces deux éléments pèsent sur l'accès aux soins comme sur la sécurité des personnes, en particulier pour un visiteur étranger.
Les établissements publics ont été intégrés au système d'assurance maladie russe, avec un hôpital républicain à Simferopol et plusieurs structures à Sébastopol, Kertch et Evpatoria. Le parc matériel a été partiellement renouvelé, mais les observateurs relèvent un manque de spécialistes et une inégalité marquée entre les villes et les zones rurales. Le numéro d'urgence est le 112.
Les pharmacies sont nombreuses dans les villes et délivrent surtout des génériques russes. Les spécialités occidentales sont devenues rares et coûteuses depuis 2022, ce qui incite les voyageurs à emporter leurs traitements habituels en quantité suffisante.
Les contrats d'assurance et d'assistance souscrits en Europe occidentale excluent la Crimée, à la fois en raison des sanctions et parce que la destination est classée en zone de conflit. Les rapatriements sanitaires ne peuvent pas y être organisés dans des conditions normales et les représentations diplomatiques occidentales n'y assurent aucune présence consulaire.
Après la fermeture du canal de Crimée du Nord en 2014, la péninsule a vécu sur ses réservoirs et ses nappes souterraines, avec des restrictions sévères pendant la sécheresse de 2020. Le canal a été remis en service en 2022, puis la destruction du barrage de Kakhovka en juin 2023 l'a de nouveau privé de ressource. La salinité de certains forages reste un problème et l'eau en bouteille est très largement utilisée.
La péninsule accueille d'importantes installations militaires russes et fait l'objet de frappes ukrainiennes régulières depuis 2022. Les cibles annoncées sont des bases, des aérodromes, des dépôts de carburant et des sous-stations électriques, mais des habitations et des sites civils ont également été touchés.
Des sirènes et des messages d'alerte signalent les attaques, qui provoquent des coupures de courant, des fermetures temporaires du pont du détroit de Kertch et des interruptions de circulation. Les attaques contre les installations énergétiques de l'été 2026 ont entraîné des délestages tournants dans plusieurs districts.
De vastes secteurs côtiers et intérieurs sont classés zones militaires, où la circulation et la photographie sont interdites. Les forces russes ont miné des portions du littoral à partir de 2023 par crainte d'un débarquement, et des mines dérivantes sont signalées en mer Noire. Plusieurs plages ont été fermées à la baignade pour ces raisons.