L'hébergement en Crimée repose sur un parc hérité de la période soviétique, complété depuis les années 2000 par des hôtels privés et par une offre de location entre particuliers. Les capacités se concentrent sur la côte sud, autour de Yalta et d'Alouchta, et sur la côte ouest, autour d'Evpatoria. La clientèle est presque exclusivement russe depuis 2014.
Yalta, Aloupka, Gourzouf, Alouchta et Evpatoria concentrent l'essentiel des hôtels. L'offre va de grands établissements de bord de mer, souvent rénovés après 2014, à de petites structures familiales installées dans les rues qui montent vers l'arrière-pays. Les stations de la côte ouest pratiquent des prix nettement plus bas que celles de la côte sud.
Les sanatoriums représentent une part importante du parc. Ces établissements, créés pour la plupart entre les années 1920 et 1980, associent hébergement, restauration et soins médicaux, autour du climat marin, des boues de Saky ou des cures respiratoires. Beaucoup appartiennent à des administrations ou à de grandes entreprises russes qui y envoient leurs salariés. Leur confort varie fortement, entre bâtiments modernisés et pavillons restés en l'état depuis des décennies.
La location d'appartements et de maisons auprès de particuliers constitue une part considérable de l'offre, souvent informelle. Les propriétaires louent à la nuit ou à la semaine, principalement en juillet et en août, et la réservation se fait par des plateformes russes ou de gré à gré.
La saison balnéaire s'étend de la mi-juin à la mi-septembre et concentre la majeure partie des nuitées. Les mois de mai et de septembre attirent une clientèle de cure et de randonnée, tandis que l'hiver reste très creux hors de Yalta et de Simferopol. Les visiteurs viennent de Russie, en particulier de Moscou, de Saint-Pétersbourg et des régions du sud, et les voyageurs étrangers sont devenus rarissimes.
La guerre pèse lourdement sur l'activité depuis 2022. Les frappes menées sur la péninsule, les fermetures répétées du pont de Kertch et la longueur des trajets terrestres découragent une partie de la clientèle russe. L'été 2026 a été particulièrement difficile, les autorités installées par Moscou ayant fait état d'une chute des réservations hôtelières proche de 70 pour cent en juillet et en août par rapport à l'année précédente. Le gouvernement russe a débloqué à la mi-juillet 2026 plus de quatre milliards de roubles de soutien au secteur.
Les prix sont affichés en roubles et les règlements s'effectuent en espèces ou par carte du système russe Mir. Les cartes bancaires émises hors de Russie n'y sont pas utilisables et les plateformes de réservation internationales ne référencent aucun établissement de la péninsule.