Emblème de la Crimée

Les armoiries de la Crimée associent un écu rouge de forme varègue, un griffon d'argent, deux colonnes blanches et un soleil levant. Adoptées en 1992 par la République autonome de Crimée, elles ont été conservées après l'annexion de la péninsule par la Russie en 2014 et figurent sur les documents de l'administration de fait. Leur composition renvoie moins à un pouvoir politique qu'à l'histoire longue du territoire et au brassage de ses populations.

Adoption et auteurs

Le Conseil suprême de Crimée a approuvé ces armoiries le 24 septembre 1992, le même jour que le drapeau. Les institutions mises en place après 2014 les ont reprises telles quelles, sans changement de dessin ni de devise.

Griffon et écu varègue

Le griffon d'argent, tourné vers la droite héraldique, tient une perle bleue dans une serre. Cette créature figure sur des objets antiques retrouvés à Chersonèse et à Panticapée, ce qui en fait un motif ancien du pourtour nord de la mer Noire. L'écu de forme varègue et son champ rouge rappellent la position de la péninsule au croisement des routes commerciales et son histoire agitée.

Colonnes, soleil et perle

Deux colonnes blanches encadrent l'écu et évoquent les civilisations antiques installées sur la côte. Le soleil levant placé derrière l'écu se lit comme un signe de prospérité et de renouveau. La perle tenue par le griffon représente la Crimée elle-même, décrite comme une pièce singulière au sein d'un ensemble plus vaste.

Devise

Un ruban aux couleurs du drapeau s'enroule autour des colonnes et porte la devise « Prospérité dans l'unité ». Cette formule renvoie à la coexistence des différentes populations de la péninsule et évite toute référence nationale explicite.

Blason de Sébastopol

Sébastopol ne dispose pas de blason officiellement approuvé depuis 2014. Deux projets s'opposent, l'un hérité de la version soviétique de 1969 qui associe l'étoile de ville héroïque et le monument aux navires coulés, l'autre repris du blason impérial de 1893, où figure un griffon d'argent sur champ rouge. Le conseil héraldique russe a écarté le premier pour des motifs techniques, ce qui laisse la question ouverte.